Retour sur mes championnats 2022

25 Oct 2023 | Equestrian life

Je tenais à revenir sur cet évènement qui marque une saison. Bien sûr, tout n’a pas été rose ou facile, mais chaque année, ça en vaut le coup. C’est pour ça que j’y retourne. Chaque édition apporte son lot d’apprentissages, de souvenirs, d’enrichissements.

Le contexte

Pour revenir sur les championnats, je dois dire que j’avais beaucoup d’espoir sur cette édition, peut-être trop. En effet, entre les annulations à cause du Covid et l’année d’avant où la main cassée ne m’avait pas permis d’y prendre part, ça me manquait. On ajoute à ça une saison incroyable où nous avons été régulières et où on sent qu’on a appris à travailler ensemble et plus l’une contre l’autre. Bref, les planètes étaient alignées.

L’entraînement

Mais vous vous doutez bien que les choses ne se passent jamais comme on l’espère. Les entraînements n’ont pas été aussi fructueux que je l’espérais, avec des difficultés de communication entre ma jument et moi.

Déjà les entraînements. On saute seulement une fois avant. Le reste du temps, on travaille sur le plat. Et j’ai l’habitude de me construire un planning bien défini avec des objectifs concrets.

Sauf que je ne sais pas ce qui s’est passé mais c’est comme si la communication ne passait pas. La jument avait du mal à se mettre au travail et moi, j’avais du mal à m’exprimer, à lui faire comprendre ce que j’attendais d’elle. Du coup, forcément, le travail était approximatif. Cela m’a obligée à revoir mes attentes et à me concentrer sur des exercices basiques. Cette expérience m’a rappelé l’importance de la patience et de l’adaptation dans le travail avec mon cheval.

Début des championnats

Arrivée à Lamotte, première pression, je passais le tout premier week-end. Entre l’installation sur le site, les préparatifs et la gestion de mon stress et gérer l’arrivée de la jument, la sortir pour qu’elle s’approprie les lieux et bien sûr, les préparatifs du lendemain(graisser les cuirs, faire les pions…)

Le grand défi, c’était gérer mon stress. Je suis quelqu’un de naturellement stressée et à cheval, j’ai tendance à me mettre beaucoup la pression, à vouloir bien faire.

Le 1er tour

Vient le 1re tour. La jument est chaude et me surprend en étant extrêmement froide dans sa tête. A moi de travailler sur mes défauts, surtout mon dos (ma spécialité, la Georgette sur le 1). Et le tour se passe incroyablement bien. La jument est exceptionnelle (comme à chaque fois à mes yeux #objectivite) et moi, je m’applique encore plus que d’habitude.

Le 2ème tour

Mais peut-être que justement j’y suis allée un peu trop confiante.

Malheureusement, lors du deuxième tour, j’ai commis des erreurs qui ont conduit à des fautes.

Il y avait un triple, en descente. Forcément je me méfie, je freine. Mais il s’est avéré trop court. J’entends la barre tomber et là tout s’écroule dans ma tête. Je mets 2 secondes à me reconcentrer mais c’est 2 secondes de trop et je fais tomber la seconde barre qui suivait. Et là c’est dur.

J’y croyais tellement que cet échec a été un véritable coup dur pour moi. J’ai remis en question mes compétences et ma capacité à monter ma jument.

Les pensées négatives ont envahi mon esprit, mais j’ai rapidement compris qu’il était essentiel de relativiser et de prendre du recul. J’ai réalisé tout le travail que j’avais accompli, les progrès que j’avais réalisés et la relation de confiance que j’avais construite avec ma jument. Cet échec m’a permis de grandir et de me remettre en question, et c’est une leçon inestimable que je garderai en mémoire.

La gestion de l’échec

Dans ces moments-là, tu as d’horribles pensées qui te traversent. Et si je n’étais pas aussi bonne que je croyais ? Et si je n’avais pas le niveau pour la monter ? Et si c’était quelqu’un d’autre qui l’avait monté, il l’aurait amené à la réussite qu’elle mérite.

Bref, je sors de là au fond du trou.

Et c’est à ce moment que doit commencer tout le travaille de remise en question, de prise de recul. Il faut relativiser. Ne pas oublier tout le travail fournit, tous les progrès accomplis. Toutes ces fois où j’aurai pu abandonner et que je n’ai pas lâchées.

Et bien sûr, cette relation que je n’aurai jamais imaginée, cette confiance qu’elle a m’a offert. Parce qu’au final, le sport, c’est une chose. Mais le plus important ce sont tout ces détails qu’on ne voit, c’est signes d’affections. Et ça, aucun échec en concours ne pourront les enlever.

Et vous, quels ont été les échecs qui ont été les plus durs à gérer ?

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